La supercinq

Le Projet 140

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Comment ne pas lier la Supercinq au projet 140? C’est ce projet, débuté en 1978 alors que la Renault 5 est toujours commercialisée, qui va lancer l’aventure de ce futur modèle. Plusieurs prototypes vont être réalisés sans convaincre la clientèle. C’est alors qu’un homme, déjà connu pour ses réalisations, va donner son allure finale à la future petite Renault. Son nom? Marcello Gandini, le père de la Countach, il va faire de la Supercinq, une R5 en plus moderne.

Le lancement et son histoire

La Supercinq est présentée à la presse en septembre 1984 , après avoir été mise en avant et conduite par le Président de la République de l’époque, François Mitterrand. La présentation publique a lieu le 4 octobre lors du Mondial de l’Automobile. Dans un premier temps, elle est commercialisée en 3 portes avec 5 modèles allant de 47ch (pour la L et TL) à 72 ch (GTS-TSE) en passant par la GTL équipée du moteur de 60ch, le tout en essence. En janvier 1985, les versions équipées du 956cm3 de 42ch (C et TC) ainsi que les GL et GTL (1108cm3 de 47ch) arrivent au catalogue, suivies en mars par les versions Automatic (1397cm3 de 68ch), la GT Turbo (1397cm3 turbo de 115ch) et les versions sociétés basées sur les versions GL et TC.

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En mai 85, les versions 5 portes débarquent sur tous les modèles (sauf GT turbo, TSE, TL, L et C). En juillet 85 un nouveau modèle intègre la gamme, la TS (1397cm3 de 72ch) et les L, TL et GTS 3 portes disparaissent. En octobre 1985, la 500 000° Supercinq sort des usines, un mois plus tard le moteur diesel de 55ch issu de la R11 fait son apparition. En janvier 1987, sort la série limitée NRJ sur la base des modèles TC, GL et GTS.

En juillet 1987, la Supercinq est légèrement restylée et de nouveaux modèles arrivent avec de nouveaux moteurs essence (1,2L de 55ch et le 1,7L de 90ch) tandis que les C et TC et leur moteur de 42ch disparaissent ainsi que la TSE, la TS et la GTL.

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Parmi ces nouveaux modèles, le nouveau bas de gamme est illustré par la Five (1108cm3 de 47ch). La TR et GTR inaugurent le nouveau moteur 1,2L de 55ch et la nouvelle finition Baccara (la première chez renault) et son moteur de 90ch devient la nouvelle image du « luxe » en remplacement de la TSE. Autre changement, la GT Turbo voit sa puissance passer de 115 à 120ch.

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Entre 1987 et juillet 1989 plusieurs séries limitées sont proposées au catalogue. Pour le millésime 90, et ce en prévision de la sortie très prochaine de la « X57 », presque toute la gamme prends la dénomination Saga, hormis la Baccara, la GT Turbo et la Five.

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Arrivée le 22 mai 90, la Clio entraîne la réduction de la gamme Supercinq. En 1991, il ne reste plus que la Five (essence et diesel), l’Automatic et la GT Turbo. Mais en 1992, ces 2 dernières versions sont définitivement abandonnébyebyees au profit de la simple Five. Celle-ci voit en 93 son moteur diesel disparaître en raison des normes anti-pollution et un nouveau moteur essence (1,4L de 60ch) en injection apparaît. En 1995, la série spéciale Saga est de nouveau au catalogue sur base Five mais en mieux équipée. La fin approche en 1996 avec la sortie de la version Bye-Bye dont le slogan restera célèbre pour beaucoup : « Ce n’est pas tous les jours que l’on peut acquérir une voiture de collection neuve ». Et c’est en 1997 que le couperet tombe, la Supercinq tire sa révérence après 13 ans de bons et loyaux services et 3.436.650 exemplaires fabriqués.
Les moteurs

Essence : C1C – 956cm3 – 42ch ; C1E – 1108cm3 – 47ch puis 49ch (1990) ; C1G – 1237cm3 – 55ch : C1J – 1397cm3 – 60ch ; C2J – 1397cm3 – 72ch puis 68ch (Automatic et phase 2) ; F2N – 1721cm3 – 90ch ; C3J – 1390cm3 et 1397cm3 – 60ch ; C1JTurbo – 1397cm3 – 115ch puis 120 ch (1987).
Diesel : F8M – 1595cm3 – 55ch.

Pour plus d’informations concernant la Supercinq : http://www.supercinq.fr